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Pierres précieuses et minéraux
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Chez P. Dufour et E. d’Ocagne, Libraires Quai Voltaire n°13

Reliure demi-basane moderne avec coins, intérieur propre malgré des rousseurs éparses. Pièce de titre rouge, pièce de tomaison noire. Troisième édition, revue et augmentée. Bel exemplaire à grandes marges. In-4

 

(2) ; 8pp. ; (1) ; 428p. ; 2 cartes ; 16 planches

 

En 1804, voulant dater les formations fossiles du bassin de Montmartre, Cuvier avec l’aide de Brongniart, commencent des recherches qui vont mener à la « Géographie minéralogique des environs de Paris » (1806, 1811), qui a été republié et grandement augmenté lors de la publication en 1822 de la « Description géologique des environs de Paris » 1822. Dans ce travail, fondamental dans l’histoire de la géologie, Cuvier n’a joué qu’un rôle secondaire. En effet c’est Brongniart qui a fait le travail nécessaire sur le terrain, en tirant son inspiration des oeuvres de Buffon, Soulavie, Ramond de Carbonières, Palassou et particulièrement Lamarck. Le travail de Brongniart met en évidence qu’au dessus de la craie est présent une série complexe de couches de roches stratifiées. Beaucoup d’entre elles se sont formées par déposition très lente. Implicitement, le temps qui doit s’être écoulé depuis la fin de la période de la craie, a été grandement prolongé. Cette extension des temps géologiques est le premier important résultat de la stratigraphie. Deuxièmement, les strates ont montrées une altération entre les conditions marines et les conditions d’eau douce confortent l’idée précédente que toutes les roches stratifiées avaient été déposées dans un océan en phénomène de retrait progressif. La troisième caractéristique importante de la stratigraphie de Brongniart était son utilisation de fossiles pour la corrélation détaillée des différentes strates.

Georges Cuvier (1769 – 1832) : anatomiste français, promoteur de l’anatomie comparée et de la paléontologie au XIXème siècle. Cuvier est parmi les fondateurs de l’anatomie comparée moderne. Il énonce le principe de subordination des organes et de corrélation des formes. Ainsi proposera t’il une classification du règne animal en quatre « embranchements » (articulés, vertébrés, mollusques, radiaires) et cela, en structurant l’étude de l’anatomie comparée des animaux et en remettant en cause la chaîne des êtres. Le système nerveux, respiratoire et les organes, de plus en plus subordonnés indiquent successivement l’ordre, la famille, le genre, et enfin l’espèce. A la faveur de cette loi, il a pu créer pour ainsi dire un monde nouveau : ayant établi par de nombreuses observations qu’il a dû exister à la surface du globe des animaux et des végétaux qui ont disparu aujourd’hui, il est parvenu à reconstruire ces êtres dont il reste à peine quelques débris informes et à les classer méthodiquement. Enfin, il a donné à la géologie de nouvelles bases, en fournissant les moyens de déterminer l’ancienneté des couches terrestres par la nature des débris qu’elles renferment. C’est lui notamment, qui baptisa la période du jurassique, de l’ère secondaire (ou mésozoïque) en référence aux couches sédimentaires dans le massif du Jura, qu’il connaissait bien. Il est en accord avec les idées fixistes (se référant notamment à la Création Divine) et catastrophistes. Il n’évoque pas des extinctions de masse mais des extinctions majeures (qu’il appelle « révolutions du globe ») par des catastrophes de type inondations ou séismes, la terre étant ensuite repeuplée par une nouvelle création ou des migrations après ces catastrophes. Par prudence vis-à-vis des autorités religieuses, il exclut l’homme de cette histoire géologique. Dans son ouvrage « Recherches sur les ossemens fossiles de quadrupèdes » (1812), qui en 1825 avait vu son discours préliminaire démembré et publié sous le titre « Discours sur les révolutions de la surface du Globe », Cuvier défend l’idée que la disparition et l’apparition de plusieurs espèces en même temps sont le résultat de crises locales.

 

Alexandre Brongniart (1770 – 1847) : scientifique français connu principalement pour ses travaux de minéralogie. Il s’intéresse très tôt aux sciences naturelles et participe à la fondation en 1788 de la Société philomathique de Paris. Il devient ingénieur du corps des mines en 1794, professeur d’histoire naturelle à l’Ecole centrale des Quatre-Nations en 1796, puis succède, à la chaire de minéralogie au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, à René Just Hauy (1743 – 1822). En 1800, après la publication de son ouvrage, « Mémoire sur l’art de l’émailleur », Claude Berthollet le fait nommer directeur de la Manufacture de porcelaine de Sèvres. Comme directeur de la manufacture, il renouvelle et perfectionne l’industrie de la peinture sur verre, que l’on croyait perdue, et crée le « Musée Céramique ». En 1807, il fait paraitre un « Traité élémentaire de minéralogie » qui devient rapidement un classique sur ce domaine. A la suite de la publication en 1810 d’un « Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris, il rédige avec Georges Cuvier, en 1812, une « Description géologique des environs de Paris » (refondue en 1822). A la suite de ses travaux dans le bassin parisien, il fonde la paléontologie stratigraphique française : désormais les fossiles jouent un rôle de repère dans la chronologie relative des terrains sédimentaires. Il publie en 1829 « Tableau des terrains qui composent l’écorce du globe. Essai sur la structure de la partie connue de la Terre. ». En 1801, il est l’un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale. Il est élu membre de l’Académie des Sciences en 1815. En 1832, il fait paraitre avec Anselme Gaetan Desmarest, « L’Histoire naturelle des crustacés fossiles » et en 1844 un « Traité des arts céramiques ou des Poteries » avec atlas. On lui doit aussi en zoologie à la division des reptiles.

 

« Depuis la publication de notre premier essai sur la Géographie minéralogique des environs de Paris, lu à l’Institut en avril 1810, et celle de notre description des terrains qui composent le bassin où est située cette capitale, nous avons continué sans relâche nos observations, nous avons visité un plus grand nombre de lieux, et nous sommes retournés plusieurs fois sur les mêmes lieux, souvent accompagnés de naturalistes de toutes les nations, soit pour nous éclairer de leurs observations, soit pour vérifier avec eux des rapports qui pouvaient ne pas paraître suffisamment constatés. Nous avons par ce moyen considérablement augmenté notre travail. Mais ce qui nous paraît plus satisfaisant encore, nous avons donné à nos résultats un nouveau degré de généralité, de certitude, et par conséquent d’importance pour l’histoire de la structure du globe.

Les changemens que ces nouvelles recherches et ces communications instructives nous ont conduits à faire à notre première édition, ont eu pour objet d’établir des divisions moins nombreuses et par conséquent plus simples, de placer avec plus de certitude certains terrains dans leur véritable position relativement aux autres ; mais aucune observation, ni de nous, ni des naturalistes qui ont examiné ces mêmes terrains avec une exactitude scrupuleuse, quelquefois même avec des idées différentes des nôtres, ne nous ont mis dans le cas d’apporter à nos résultats de ces changements notables qui modifient les règles établies ou les conséquences admises.

Les changemens les plus importants sont relatifs à l’argile plastique, au calcaire siliceux, et au mélange des terrains marins et des terrains d’eau douce.

Nous n’avions rien dit dans la première édition sur l’origine marine ou lacustre des argiles et des lignites. Les nouvelles observations sur les mélanges des corps marins et lacustres ont confirmé ce que nous avions déjà proposé pour expliquer le seul mélange que nous connussions alors, et ont fourni de nouvelles applications de cette théorie. Enfin la position du calcaire siliceux, bien déterminée maintenant, avait déjà été présumée dans notre première édition.

Malgré ces nombreuses et scrupuleuses observations, malgré le concours des travaux de plusieurs naturalistes, les uns jeunes, pleins d’ardeur et pénétrés de ce que nous regardons comme la bonne méthode en géologie, les autres déjà consommés dans l’observation et connus par des travaux très estimés, il reste encore beaucoup à faire pour compléter un travail tel que celui que nous avons entrepris. Les épaisseurs des différens terrains et de leurs couches dans tous les points du bassin, leur niveau relatif et par conséquent la connaissance de la forme des différens sols qu’ils ont dû successivement présenter, leur changement minéralogique, la comparaison rigoureuse des coquilles et des autres débris organiques que ces couches renferment (comparaison qui ne peut s’établir que lorsqu’on aura publié l’énumération complète, la description caractérisée et les figures très exactes de toutes les espèces) la nature des terrains de transport et la manière de les caractériser par la prédominance des débris qu’ils renferment, sont, parmi toutes les connaissances qui restent à acquérir, celles que nous indiquons comme un aperçu de ce qui est encore nécessaire pour terminer l’édifice dont nous avons posé les bases.

Nous avons cru donner plus d’intérêt à notre travail en faisant voir que les terrains que nous avons décrits n’étaient pas particuliers au bassin de Paris, et nous avons jugé que ce n’était pas luis associer des objets étrangers que d’y joindre l’indication et quelquefois même la description des terrains semblables aux nôtres qu’on a observés sur les différentes régions du globe. Nous avons choisi de préférence ceux que l’un de nous (M. Brongniart) a eu occasion de visiter et d’étudier sur les lieux même. Ces terrains renfermant beaucoup de coquilles fossiles, et la plupart de ces corps organisés fossiles n’ayant point été décrits ou figurés, ou l’ayant été d’une manière souvent imparfaite, nous n’avons pas eu d’autre moyen de les faire connaitre avec l’exactitude nécessaire à notre objet, que de les faire figurer, de leur donner un nom et d’en faire remarquer les principaux caractères. Ce travail qui était indispensable, car on sait qu’il n’est pas possible de désigner les coquilles fossiles qui paraissent caractériser un terrain par de seuls noms de genres, nous a forcés d’entrer dans des détails que les géologues ne pourront pas éviter tant que les corps organisés fossiles n’auront pas été exactement décrits, figurés, et convenablement nommés.

Quand aux coquilles du terrain de Paris, ce travail est fait depuis longtemps, au moins en grande partie, par M. de Lamarck, et nous avons continué de nous servir des noms qu’il a donnés aux coquilles fossiles de notre bassin. Nous avons taché de rectifier celles de nos déterminations qui étaient incertaines ; mais malgré les soins que nous avons pris, les secours que nous avons trouvés dans M. Defrance et dans sa riche et savante collection, nous ne pouvons assurer qu’il n’y ait pas encore des erreurs dans ces déterminations. Ces erreurs sont plus importantes que nous ne l’avions cru d’abord, car elles empêchent d’établir les différences précises, s’il y en a comme nous le croyons, entre les coquilles du terrain marin inférieur au gypse et celles du terrain marin qui lui est supérieur : mais ce travail, si difficile et si long, exige un temps et des moyens qui ne sont pas à notre disposition.

A l’aide des recherches spéciales de M. Adolphe Brongniart sur les végétaux fossiles, nous avons donné à cette partie de l’histoire des corps organisés fossiles du bassin de Paris une étendue beaucoup plus considérable et une plus grande précision que nous n’avions pu le faire dans notre première édition où ce sujet n’avait été qu’ébauché.

Il nous reste à témoigner de nouveau notre reconnaissance aux personnes qui ont bien voulu contribuer par leur zèle et leurs lumières à la perfection de notre premier essai, et à rappeler dans ce but les noms de MM. Defrance, Girard ingénieur en chef des ponts et chaussées, Leman, Desmarest, Prevost, de Roissy, de Montlosier, Bralle ingénieur en chef des ponts et chaussées, Héricart de Thury ingénieur en chef des mines, Rondelet et feu Bélanger architectes, Mathieu secrétaire du bureau des longitudes, qui a bien voulu faire à l’Observatoire les observations correspondantes nécessaires à nos nivellemens barométriques. Nous y ajouterons les noms de MM. Berthier ingénieur des mines, Beudant et ceux de nos jeunes collaborateurs MM. Lajonkaire, Basterot, Bertrand-Geslin, et surtout celui de M. Audouin qui, livré à des études et à des recherches d’histoire naturelle tout à fait étrangères au genre de cet ouvrage, mais très instruit néanmoins en minéralogie et en géologie, non-seulement nous a communiqué de bonnes observations, mais a bien voulu nous aider constamment dans des parties d’exécution qui exigent la réunion de la patience nécessaire à un travail presque mécanique à la connaissance scientifique de la matière, connaissance sans laquelle les secours de ce genre sont toujours peu efficaces et leurs résultats imparfaits. »

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