Les Pierres du Bonheur
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Pierres précieuses et minéraux
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GIA

In-folio

104p. + 30 planches lithographiées in-fine dont 1 carte géologique en couleurs et une planche dépliante de coupes géologiques en couleurs, tableaux, dans le texte (1 dépliant).

 

Cartonnage d’époque à dos de basane fauve, ex-libris de J. Pomier (professeur de mathématiques au collège de Brioude dans les années 1820).

 

Rousseurs éparses localement abondantes.

Charnière supérieure fendue aux extrémités, mouillure en coin et petit manque de papier en marge du titre.

 

Ouvrage incontournable sur les fossiles du gisement de la montagne de Boulade, mythique pour la paléontologie du XIXème siècle. Cette dernière renferme en effet des ossements de nombreux animaux fossiles, et a été parcouru par de nombreux géologues – paléontologues européens du XIXème siècle.

 

Jean-Baptiste Bouillet (1799 – 1878) : géologue, banquier, ethnographe, conservateur du Musée municipal de Clermont-Ferrand. Il étudia la géologie et la minéralogie de l’Auvergne.

 

Deveze de Chabriol (1770 - ?): Naturaliste Clermontois du début du XIXème siècle, membre de l’Académie des Sciences de Clermont-Ferrand. Auteur de plusieurs ouvrages de géologie et agriculture.

 

« La géologie fut regardée pendant long-temps comme une science vaine, abandonée aux spéculations de quelques esprits légers et frivoles. Cependant de toute part se rassemblaient les faits qui devaient en démontrer l’importance, et en établir les plus solides fondemens : Bergman, Ferber, Trébra, De Saussure, Reuss, Faujas de St-Fond, de la Métherie, le célèbre et malheureux Dolomieu, etc., préparaient ou secondaient l’impulsion que Werner sut imprimer à l’école de Freyberg. La Géologie, livrée aux profondes recherches de cet illustre savant, a cessé d’être un recueil d’hypothèses cosmogoniques. En réunissant les matériaux recueillis par lui ou par ses prédécesseurs, il a démontré que c’est sur elle que sont basées les vraies et solides connaissances de la minéralogie et de celles qui se rattachent spécialement à l’exploitation des mines. Dans le même temps un grand nombre de savans Français, parmi lesquels on doit particulièrement citer MM. Gillet de Laumond, Ramond, Cordier, Brochand, Beudant et Daubuisson, pénétrant dans les couches du globe, jusqu’au point où elles cessent d’être accessibles à nos observations ; scrutant la constitution des roches et établissant les rapports qu’elles ont entre elles, étendaient les limites de cette belle science. De nombreux observateurs, marchant dans la nouvelle route qui leur était ouverte, découvraient, en quelque sorte, l’âge et la chronologie du globe dans les restes des êtres organiques qui se trouvent, en immense quantité, dans les dernières couches de la Terre.

[…]

La Géographie physique, s’enrichissant de ces mêmes faits, s’est, à son tour, placée au rang qu’elle devait avoir dans l’ensemble des connaissances humaines, et c’est sur cette partie si essentielle de la géologie, de même que sur la partie de la zoologie, qui compare les êtres dont on trouve les débris dans les couches de la terre, avec ceux actuellement vivans, que les travaux des Leibnitz, des Haller, des Camper, sont venus préparer ceux de MM. Cuvier, Brongniart père et fils, Héricart Ferrand de Thury, Beudant, de Férussac, de Humboldt, Buckland, Conybéare et Webster.

[…]

Nous sommes heureux au moins de pouvoir étayer quelques unes de nos observations du suffrage d’un homme célèbre, M. le docteur Buckland, professeur de Géologie et de Minéralogie, à l’université d’Oxford, que nous accompagnâmes au mois de mars 1826, à Issoire et à Boulade. Au premier aspect des lieux, il crut que les dépôts d’alluvions de la vallée d’Issoire, et ceux du plateau de Boulade, devaient être de la même époque, et d’une formation postérieure aux couches volcaniques ; il crut que ces dépôts étaient l’effet d’un vaste atterrissement qui avait suivi les sinuosités de la vallée de l’Allier et de la Couze d’Issoire, et que l’on devait trouver des ossemens fossiles dans toutes les parties de cet atterrissement ; mais un examen plus approfondi lui fit partager l’opinion que nous lui avions exprimée. Il vit que les produits d’alluvions, qu’il avait d’abord cru être venus s’adosser à la montagne de Boulade, étaient de véritables couches, s’enfonçant sous le plateau volcanique de cette montagne ; qu’il avait du s’écouler un laps de temps considérable entre la formation de ces couches, et la formation, beaucoup plus récente, des dépôts d’alluvions qui constituent le fond de la vallée d’Issoire, et que le plus grand nombre des couches alluviales de Boulade ne recèlent point d’ossemens fossiles. Mais en échange d’un fait que M. Buckland eut sans doute aperçu sans le secours de nos remarques, combien d’instructions n’avons-nous pas puisées dans les entretiens de cet aimable professeur ! […]

Qu’il nous soit permis de lui payer ici un juste tribut de reconnaissance, de même qu’à M. le comte de Montlosier, à MM. Cordier, et Le Cocq, dont les bienveillans conseils nous ont été si utiles ; à M. le baron Cuvier, qui a bien voulu faire déterminer par M. Laurillard, chef des travaux anatomiques, les différens ossemens sur lesquels nous avions des doutes, et à M. Laurillard lui-même, pour le zèle plein de bonté avec lequel il a rempli cette tâche longue et difficile. »

Préface de l’ouvrage.

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