Les Pierres du Bonheur
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Pierres précieuses et minéraux
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GIA

Paris, Martinet, 1849.

 

Grand In-4 de 107 pages, 13 figures et 1 carte géologique dépliante en couleurs.

Extrait du Tome III, 2ème série des Mémoires de la Société Géographique de France.

Reliure souple moderne.

Bon état intérieur & extérieur.

 

Henri Coquand (1811 – 1881) est un géologue et paléontologue français.

Il est le fondateur du Muséum d’Histoire Naturelle d’Aix en Provence et l’inventeur des étages géologiques coniacien, santonien et campanien. Ses études sont aussi à l’origine de la délimitation des crus de cognac, basée sur la nature des sols. Un minerai d’antimoine lui a été dédié en 1992, la « coquandite ».

 

« Lorsqu’en 1832 mes études géologiques et minéralogiques me guidèrent pour la première fois dans le Var, je fus surpris de la variété des produits que m’offrirent les montagnes littorales de ce département. L’Esterel surtout m’impressionna vivement par sa physionomie sauvage, ses vallées désertes et la sévérité de ses paysages. Je consacrai à cette époque plusieurs mois consécutifs à le parcourir dans tous les sens, visitant successivement les précipices de la Sainte-Beaume de Saint-Raphael, les pics du Mont-Vinaigre, les porphyres du Rouit, taillés en murs gigantesques, et le promontoire du Cap Roux qui s’avance si majestueux dans la Méditerranée. En 1837, je rédigeai une notice succincte sur les principaux gisements des substances minérales que j’avais observés dans cette contrée. Depuis la publication de cette première ébauche, des voyages exécutés à plusieurs reprises en Corse, dans les Pyrénées, dans la Bretagne, dans les Alpes et en Italie, m’ayant permis de comparer entre eux des terrains devenus célèbres par les descriptions qu’en ont données des savants distingués, je compris mieux l’intérêt qui s’attachait à la constitution géologique de la chaîne des Maures et de l’Esterel, intérêt qui, me ramenant chaque année sur les mêmes lieux, me les rendait plus chers à mesure qu’ils me devenaient mieux connus. Appelé en 1839 à professer la géologie à Aix, j’esquissai à grands traits, dans le résumé imprimé de mes leçons, les caractères généraux des terrains de la Provence, et grâce aux matériaux que j’avais rassemblés, je pus fixer d’une manière exacte l’âge des porphyres rouges quartzifères et des spilites qui jouent dans l’Esterel un rôle si important. De 1839 à 1842, je n’ai cessé de compléter les documents déjà amassés, et j’eus l’avantage, dans le dernier voyage que j’exécutai dans les montagnes littorales du Var, d’être guidé par l’excellent mémoire que M. Elie de Beaumont venait de publier tout récemment sur les Maures et sur l’Esterel dans le premier volume explicatif de la carte géologique de la France. Après le travail d’un géologue si célèbre, et qui laisse si peu à glaner après lui, j’aurais gardé le silence si je n’avais eu le bonheur de saisir des faits nouveaux relatifs à l’histoire des porphyres rouges, des spilites, ainsi qu’à la théorie du métamorphisme. Je dois avouer d’ailleurs, pour ma justification, que les encouragements de M. Elie de Beaumont lui-même m’ont inspiré une confiance que je n’aurais jamais eu l’ambition de puiser dans mes propres forces, et que c’est à ses conseils que je dois la détermination de retracer ce que j’ai vu dans mes courses nombreuses.

Les formations d’origine ignée que j’ai reconnues dans le département du Var sont au nombre de  sept ; elles comprennent la série presque complète des terrains nommés plutoniques. D’après leur ordre d’ancienneté relative, elles se classent de la manière suivante :

1) La formation granitique.

2) La formation des serpentines.

3) La formation des porphyres rouges quartzifères.

4) La formation des mélaphyres (amygdaloïdes, spilites, trapps).

5) La formation des porphyres bleus quartzifères.

6) La formation trachytique.

7) Enfin la formation basaltique.

Un chapitre spécial est consacré à chacune de ces formations.

Si l’on en excepte le basalte dont on observe quelques dépôts éparpillés dans le département des Bouches-du-Rhône et sur quelques points du Var éloignés du littoral, toutes les autres formations se trouvent concentrées dans un rayon de 30 lieues environs sur une largeur de 20 kilomètres. Ce rayon s’étend depuis Six-Fours, près de Toulon, jusqu’à Cannes. Décrire donc les terrains ignés de la Provence, c’est s’occuper presque exclusivement cette zone étroite.

[…] »

Début de l’introduction de l’ouvrage.

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