Les Pierres du Bonheur
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Pierres précieuses et minéraux
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GIA

Paris, Belin 1789. Deux parties reliées en un volume In-8, demi-basane marron.

viii pages de faux-titre, titre, préface et errata, 284 pages, 2 planches dépliantes, (2) ff. de faux-titre et titre, 285-452pages, 1 planche dépliante.

Reliure demi-basane fauve à petits coins, dos lisse orné de filets dorés en place des nerfs, décors floraux des les compartiments. Coiffes supérieures et inférieures arrachées. Pièce de titre basane fauve. Quelques frottements sur le dos. Bordures coupées proche du texte. Quelques rares rousseurs. Une gravure dépliante réparée (« Vue des Pyrénées prise du Sommet du Pic du Midi… »). Sinon reliure solide & état correct, pour cet ouvrage rare.

 

Edition originale très recherchée de ce « livre capital, acte de naissance des Pyrénées » selon Béraldi. Trois planches dépliantes gravées sur vélin fort par Tardieu, dont deux cartes et un panorama : « Les Pyrénées » (frontispice de la première partie), « Vue des Pyrénées prise du Sommet du Pic de Midi de Bigorre et Partie des Pyrénées » (frontispice de la seconde partie). La deuxième partie, malgré une pagination continue, possède ses propres feuillets de faux-titre et titre.

La première description de la chaîne des Pyrénées : ce voyage de Ramond est une classique « tournée des Pyrénées » d’aujourd’hui, mais faite par un homme qui marche en montagnard, observe en savant, et décrit en peintre, dans ce livre paru en 1789. Tout comme Saussure pour les Alpes, Ramond est le premier à décrire les Pyrénées dans leur ensemble : c’est donc un travail de précurseur, qu’il réalise avec un grand souci de composition, alternant les tranches pittoresques avec les tranches scientifiques. « Servis par un style admirable, les écrits pyrénéens de Ramond demeurent une pièce majeure des livres Pyrénéistes ». (Claude Dendaletche).

Afin de mieux connaitre la formation géologique de cette montagne, qui faisait alors l’objet de controverses alimentées notamment par la théorie de Dédodat de Dolomieu (1750-1801), et de savoir si elle était granitique, comme les Alpes, ou calcaire, comme les montagnes que l’on croyait plus anciennes, Ramond commença à explorer ce massif. Il parcourut les zones les plus hautes de Gavarnie à la Maladetta. Il escalada le pic du Midi de Bigorre le 02 aout 1787 puis va à Gavarnie.

 

« Des motifs étrangers à l’étude des montagnes, m’amenerent en 1787 au milieu des Pyrénées. Quelque dépourvu que je m’y trouvasse, au reste, de tout ce qui peut assurer le succès d’un voyage d’observation, je ne pus me voir au sein de ces monts fameux, sans former le projet d’en visiter, au moins, une partie.

Le lieu ou j’étais me détermina moins dans le choix, que l’opinion de plusieurs observateurs sur la hauteur générale de cette chaîne, & sur la situation de ses sommets les plus élevés, opinion qui était devenue la mienne, à la première vue de ces monts. Or, quoique la hauteur considérée en elle-même, ne soit pas dans les montagnes un objet de la première importance, il y a, cependant, un si grand nombre de circonstances remarquables qui dépendent de celle là, que je ne pouvais la supposer telle qu’elle avait paru à ceux qui avaient le mieux observé les Pyrénées, sans inférer de cette supposition l’existence de plusieurs phénomènes, que je n’y aurais point cherchés si j’avais cru que le Canigou pût être le plus haut sommet de la chaîne, & qu’il me paraissait intéressant d’observer dans ses monts les plus élevés.

J’ai donc voyagé dans la partie centrale & supérieure de cette chaîne, que personne n’avait encore eu occasion de comparer avec celle des Alpes. J’y ai voyagé comme dans celle là, à pied, seul, & me livrant sans réserve à ses habitans. Ainsi, me trouvant, dans une condition pareille, j’ai pu comparer es monts entr’eux, sous les mêmes rapports, & avec cette conformité de vues qui résulte de la similitude des situations.

Dans ce voyage, je croix avoir vu des objets qui n’avaient point été vus, ou n’avaient point été décrits ; j’ai rectifié quelques unes de mes idées ; j’en ai généralisé beaucoup d’autres ; et j’ai trouvé, dans la comparaison, des avantages & des plaisirs que je voudrais faire partager. Tel est le fondement & le but des observations que je présente, à la suite de celles que j’ai faites dans les Alpes. Si j’ai réussi à exposer les faits qui m’ont paru dignes de remarque, je puis espérer que cette esquisse de la partie centrale des Pyrénées, sera pour celle que j’ai tracée, de la partie correspondante des Alpes, ce que les objets mêmes ont été pour moi ; & qu’elle rendra mon premier ouvrage moins imparfait, de tout ce dont mes propres idées sont moins imparfaites.

La partie des Pyrénées que je décris, est celle où la nature a revêtu les formes les plus grandes & les plus sévères, celle où elle est le plus avare d’objets agréables ; mais je ne craindrai point d’y attirer les regards. Elle a des charmes qui m’ont retenu au milieu de ses déserts les moins accessibles, parmi ses habitans les plus farouches : ils reposeront le lecteur, si j’ai su en faire passer quelque chose dans mes descriptions. Les Pyrénées présentent d’autres objets à peindre ; je les ai fait entrevoir, comme je les ai entrevus ; & je les peindrai, si je revois, dans des circonstances plus favorables, les lieux que j’ai parcourus ».

Préface de l’ouvrage.

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