Les Pierres du Bonheur
6 rue Massillon
63000 Clermont-Ferrand
Mobile : 06 98 92 22 89
N°TVA :

Pierres précieuses et minéraux
découvrez nos spécimens rares

GIA

Paris F.G. Levrault, rue des Fossés M. le Prince, N°33 et rue des Juifs, N°33, à Srasbourg. 1821

 

3 volumes In-8

Reliures pleine basane, richement décorées. Pièce de titre maroquin rouge, pièce de tomaison maroquin rouge. Extérieur bon état, intérieur avec quelques rousseurs éparses, quelques traces d’humidité & quelques petits trous sur une cinquantaine de pages du tome III.

 

Tome I : (6), VIII, 696p ; Tome II : (4), 491p ; Tome III : (4), 524p. Avec 15 planches hors-texte.

 

Première édition. Illustré par 15 planches en lithographie hors-texte dont une est en partie coloriée à l’époque. Une partie de cet ouvrage reprend les éléments publiés par l’auteur dans son « Traité des pierres précieuses » de 1808. Il s’agit en effet d’une édition revue et très augmentée de ce traité.

L’ouvrage est à destination non pas des scientifiques mais des industriels ; en effet, s’il existe déjà de nombreux ouvrages traitant de la minéralogie, les manufacturiers espèrent un livre destiné à faire connaître toutes les substances naturelles ou artificielles employées par l’agriculture, le commerce et les arts.

 

« A l’époque ou je publiai la première édition de mon Traité des pierres précieuses, il n’existait en France aucun ouvrage de minéralogie moderne consacré à l’exposé pur et simple des minéraux utiles aux arts, aux sciences et aux manufactures. D’excellens mémoires étaient disséminés et perdus dans des recueils volumineux ; des traités de minéralogie transcendante avaient paru ; de bons élémens avaient été rédigés et accueillis par le corps enseignant ; mais l’artiste, l’entrepreneur, le fabricant pouvaient encore chercher en vain un livre entièrement consacré à la partie essentiellement utile de cette branche des sciences naturelles : le moment n’était point favorable ; les grandes découvertes de M. Hauy occupaient exclusivement ceux qui cultivaient la science que cet illustre minéralogiste venait d’élever au rang des connaissances exactes ; la perfection des analyses chimiques, la découverte d’un grand nombre d’espèces nouvelles et de principes constituans jusqu’alors inconnus, absorbaient tous les esprits, captivaient toutes les idées ; ou méprisait en quelque sorte les substances les plus utiles, et par cela les plus précieuses, pour ne s’attacher qu’à des atomes ; on gravissait les montagnes, on pénétrait dans les mines, sans autre but que celui d’y arracher quelques grains d’un minéral insignifiant, décoré d’un grand nom ; tant il est facile d’abuser des meilleures choses, et de tomber dans un travers ridicule en outrant les beautés du modèle.

Les minerais, les combustibles, les matériaux précieux à l’art de bâtir ; les marnes, les gypses, ces trésors de l’agriculture, sont à la minéralogie ce que sont les céréales à la botanique ; les gemmes en sont les fleurs, et cette foule de minéraux rares et inutiles en sont les cryptogrammes. Sans doute il faut tout étudier, tout analyser, tout classer ; mais doit on préférer l’étude et la connaissance d’un lichen par cela seul qu’il est rare et qu’il végète tristement sur le roc inaccessible ?

Revenu de l’engouement général où tant d’heureuses innovations m’avaient jeté, je crus devoir envisager la science sous un point de vue différent, m’attacher à connaître cette foule de substances minérales que l’agriculture et le commerce réclament journellement, et qui sont souvent négligées ou mal connues par les minéralogistes les plus exercés dans la connaissance des substances qui n’ont d’autre mérite que leur rareté. Je concus donc alors le plan de l’ouvrage que je publie aujourd’hui ; mais encore neuf dans la partie technique des arts  dont je me proposais de décrire les matières premières, je ne pus me résoudre à créer une compilation sèche et froide, à répéter servilement ce que j’aurais pu rassembler dans des écrits surannés, et à ne remplir que très imparfaitement enfin le grand cadre que je m’étais tracé. Je me restreignis donc alors à l’histoire des pierres précieuses et des roches que l’on emploie dans la décoration, ouvrage dont le succès ne peut être attribué qu’au manque absolu d’un meilleur livre sur le même sujet, et qui se trouve incorporé tout entier dans celui-ci.

Dix années d’expérience, de voyages, de courses minéralogiques, un long séjour dans les Alpes, des relations fréquentes avec les plus habiles fabricans et avec une foule d’artisans industrieux, une suite d’essais et d’épreuves faits en grand, et toujours dirigés sur des matières minérales éminemment utiles, m’ont amené au point où j’ai cru pouvoir commencer à réunir les matériaux de la Minéralogie appliquée aux arts.

[…] »

Début de l’introduction de l’ouvrage

Vous êtes intéressé par ce produit ? Laissez-nous vos coordonnées pour être recontacté par nos services.

Nom *

Prénom *

Société *

Code postal *

E-mail *

Téléphone *

* Veuillez remplir tous les champs obligatoires

Pas d'infos supplémentaires
Article(s) similaire(s)

Vous pourriez également être intéressé par les produits suivants :

Top