Les Pierres du Bonheur
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Pierres précieuses et minéraux
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GIA

Grand In-8    

Demi-chagrin noir, moderne; fleurons & filets dorés.

Bon état intérieur et extérieur.

iii + 80p.

Paris F. Savy éditeur; Lyon chez l'auteur

 

« Pierre, Joseph, Ferdinand, Gonnard est né le 30 mars 1838 à Gannat (Allier), mais son enfance se déroule à Clermont-Ferrand […].

Il fit au Lycée de Clermont-Ferrand de très fortes études classiques et y reçut une empreinte de lettre jamais effacée au cours de sa vie d’ingénieur. Elève, ensuite, au collège Chaptal à Paris, il fut reçu à l’Ecole Centrale (de Paris) d’où il sortir des Arts et Manufactures.

Pendant qu’il occupait ensuite divers emplois, il commença à s’intéresser à l’Histoire Naturelle et à faire des excursions dans le département du Puy de Dôme.

C’est à Lecoq, titulaire de la chaire de géologie à la Faculté des Sciences de Clermont et à son ami Bouiller, ainsi qu’à leur modeste collaborateur, Henri Fouilloux, que F. Gonnard dut ses premières initiations scientifiques et les impressions qu’il en avait gardées étaient restées très douches à sa mémoire.

Lecoq avait laissé comme œuvre principale les « Epoques Géologiques de l’Auvergne », volumineux ouvrage en cinq volumes grand In-8, paru en 1867. Mais les 2 700 pages des « Epoques » renfermaient fort peu de documents minéralogiques. Lecoq ne dissimule même pas un certain dédain pour ceux qu’il appelle les « chercheurs de cristaux ».

Par contre, les amateurs de minéraux pouvaient recourir à la « Topographie minéralogique du département du Puy de Dôme » dont Bouillet avait fait paraitre en 1854 une seconde édition. Cet ouvrage fut pour F. Gonnard un guide fréquemment consulté.

Ce petit livre avait du reste contribué à répandre et à développer le goût des collections minéralogiques et F. Gonnard se souvenait en avoir visité bon nombre dans le Puy de Dôme. Le naturaliste Fouilloux avait même créé, rue Bargard, à Clermont un comptoir minéralogique d’où les étrangers pouvaient à peu de frais « emporter l’Auvergne à domicile ».

A la mort de Lecoq, en 1872, ce fut Julien qui occupa sa chaire à la Faculté de Clermont. De même que Lecoq, Julien avait été avant tout géologue, ne négligeant pas absolument la minéralogie puisqu’il avait à la professer, mais lui préférant la paléontologie. F. Gonnard déplorait que les recherches minéralogiques aient été également délaissées par Lecoq et par Julien et il s’en étonnait étant donné que l’Auvergne, si riche en minéraux, ne le cédait qu’à peine au Dauphiné et à la Bretagne.

[…]

Après avoir occupé divers emplois, F. Gonnard se fixa à Lyon, un peu avant la guerre de 1870-1871. C’est à ce moment que parurent ses premières notes minéralogiques. La toute première (1869), publiée dans le « Bulletin des Sciences Industrielles de Lyon », était consacrée à diverses variétés cristallines de la fluorine de Saint-Jacques d’Ambur (Puy de Dôme).

En 1870, paraissait dans les « Annales de la Société d’Agriculture de Lyon », la première édition de sa « Minéralogie du Département du Puy de Dôme » qui devait être rééditée à deux reprises ensuite.

Au lendemain de la guerre, il se maria le 03 décembre 1872. Peu après, il devint Ingénieur des Hospices Civiles de la Ville de Lyon, emploi qu’il devait conserver jusqu’à l’âge de la retraite.

  1. Gonnard, déjà passionné de minéralogie, s’était lié d’amitié avec un jeune savant allemand, Arnold Von Lasaulx alors âgé de 28 ans, professeur extraordinaire à l’Université de Bonn, qui était venu visiter l’Auvergne, attiré par cette tette classique de la vulcanologie.

Il est hors de doute que la grande habileté expérimentale et le remarquable esprit d’observation de ce savant allemand contribuèrent fortement à renforcer le penchant pour la minéralogie de F. Gonnard qui avait demandé à Von Lasaulx l’autorisation de traduire ses « Etudes pétrographiques sur les roches volcaniques d’Auvergne ». L’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand accepta d’insérer cette traduction dans ses Mémoires (1875).

Auteur entre-temps de plusieurs notes relatives à divers minéraux auvergnats, F. Gonnard va tout particulièrement s’attacher à l’étude des zéolites dont l’Auvergne recèle de nombreux gisements.

La première note de F. Gonnard relative aux zéolites date de 1871 « Sur une nouvelle association de zéolites dans les dolérites de la Chaux de Bergonne, la chabasie et le mésole » (Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences, 18 décembre 1871).

En 1873, F. Gonnard publie l’ensemble de ses recherches sur les zéolites, dans un mémoire historique et critique.

En 1876 paraît la deuxième édition de sa « Minéralogie du Département du Puy de Dôme » qui lui vaut une médaille d’argent du Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts au concours de 1877.

En 1878, Des Cloizeaux lance un vibrant appel aux minéralogistes les invitant à se réunir périodiquement pour discuter minéralogie. F. Gonnard est un des premiers à répondre à cet appel. Le 21 mars 1878, la Société Minéralogique de France est fondée avec Des Cloizeaux comme premier président. Le titre devait en être modifié en 1886, en celui de Société Française de Minéralogie.

Dès lors F. Gonnard va consacrer tous ses loisirs à sa chère minéralogie. Période singulièrement féconde de sa vie pendant laquelle près de deux cents de ses communications furent publiées dans le Bulletin de la Société Française de Minéralogie sans compter toutes celles qu’accueillirent les comptes rendus de l’Académie des Sciences et les Bulletins de diverses sociétés savantes (entre autre la Société Linnéenne de Lyon).

Fixé depuis plusieurs années à Lyon, F. Gonnard va s’attacher aussi à l’étude de la minéralogie de la région lyonnaise où il va même découvrir une espèce minérale nouvelle aux portes mêmes de la ville de Lyon.

[…]

De très nombreuses communications de F. Gonnard continuent à se rapporter à la minéralogie du Puy de Dôme. Parmi les plus marquantes, nous citerons en 1882 les « Notes minéralogiques sur les environs de Pontgibaud » (1882), « Mâcles et groupements réguliers de l’orthose du porphyre quartzifère de Four-la-Brouque près d’Issoire » (1883)…

L’exploration des cantons de Saint-Anthème et de Viverols aux environs d’Ambert (Notes minéralogiques sur les environs d’Ambert, Puy de Dôme, 1887), permit à F. Gonnard de signaler nombre de gîtes minéraux dignes d’intérêt dans ce secteur.

En 1888, F. Gonnard signale la présence de chalcolite (torbernite) dans le quartz près du hameau de Douriaux aux environs de Charbonnières les Varennes (Puy de Dôme).

[…]

Les notes minéralogiques de F. Gonnard continuent à se succéder. En 1891, il publie une étude sur la barytine du Puy de Dôme (1892), espèce très répandue en filons dans les arkoses et dont les cristaux peuvent atteindre des volumes considérables (Puy de Chateix, Saint Saturnin). Il publie aussi en 1891 sa « Minéralogie des Départements du Rhône et de la Loire » qui devait être plus tard rééditée.

Les beaux cristaux de cérusite des mines de Pontgibaud et notamment de celles de Roure, bien que connues des minéralogistes, n’avaient jusqu’alors été mentionnés dans aucun traité de minéralogie français ou étranger, F. Gonnard les décrit dans une note « Sur la cérusite de Roure » (1892).

En 1894, il publie avec le Frère Adelphe une note sur un gisement d’émeraude à Biauchaud, près de Saint-Pierre-la-Bourlhogne (1894).

Ayant pu se procurer une série de cristaux de bournonite des mines de Pontgibaud et en particulier de celle de Pranal, F. Gonnard en fait l’examen cristallographique (1897).

Dans une nouvelle note, il précise les formes cristallines de l’oligiste du Puy-de-la-Tâche (Mont-Dore) (1898).

[…]

Revenant à notre région, il ne trouve pas moins de trente et une formes différentes dans les cristaux de calcite tapissant les géodes du calcaire à entroques bajocien des grandes carrières de Couzon près de Lyon (1897).

L’âge ne ralentit guère son activité scientifique. Nombreuses sont encore ses communications à la Société Française de Minéralogie à laquelle il adresse 7 notes en 1906 dont une sur le quartz du Dauphiné, et une nouvelle contribution à l’étude cristallographique du quartz des marnes oxfordiennes de Meylan, 4 notes en 1908 dont une sur la christianite du Mont Simiousse (Loire).

Treize notes de F. Gonnard paraissent en 1910 dont une longue communication sur les gisements gemmifères du Velay et de la Basse Auvergne (1910).

Sa dernière note date de 1916, alors âgé de 78 ans, il est nommé membre honoraire de la Société Française de Minéralogie.

Sa belle carrière se termine à Lyon, où il meurt le 16 octobre 1923 à l’âge de 85 ans. Il est inhumé à Macon. Toute la vie féconde de F. Gonnard reste étonnament dominée par son culte pour la minéralogie, culte totalement désintéressé auquel il ne demanda que les satisfactions de l’esprit. »

Ferdinand Gonnard, Minéralogiste Auvergnat (1838-1923) par A. Chermette

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