Les Pierres du Bonheur
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GIA

Reliure moderne en demi-basane bordeaux.

Bon état, quelques légères rousseurs.

 

In-8

249p.

 

L’auteur regroupe dans cet ouvrage toutes les théories volcanologiques de ses contemporains, en donnant à chaque fois son avis sur le sujet. Ouvrage extrêmement rare.

 

Jean Pierre Louis Girardin (1803-1884) : chimiste français.

Formé au Collège de France à Paris, il est nommé professeur de chimie à Rouen en 1828, titulaire de la chaire de Chimie (1838) à l’école départementale d’agriculture jusqu’en 1857. Il contribue au développement de la chimie et est membre correspondant de l’Académie de médecine. Il est nommé directeur de l’école supérieure des sciences et des lettres de Rouen à sa création en 1855.

Successeur de Louis Pasteur à Lille, il devient doyen et professeur de chimie à la faculté des sciences de Lille de 1857 à 1862, où il publie de nombreuses études. Il supervise également l’Ecole des arts industriels et des mines de Lille (Ecole Centrale de Lille).

Après avoir été recteur de l’Académie de Clermont, il retourne à Rouen où il redevient directeur de l’école des sciences appliquées.

 

 

« De tous les phénomènes qui se passent sous nos yeux, à la surface ou dans les profondeurs de notre planète, les plus merveilleux sont, sans contredit, ceux que nous présentent les montagnes ignivômes, connues vulgairement sous le nom de volcans, tant à raison de la grandeur de leurs effets que de la cause mystérieuse qui les fait naître et les perpétue. Les ravages immenses qu’occasionnent ordinairement ces montagnes dans les lieux situés à leur base, souvent même dans ceux placés à une très grande distance de leur centre d’activité, ont de tout temps frappé l’esprit de la multitude et excité la curiosité des philosophes de tous les âges.

Observés dès la plus haute antiquité, les volcans ont donné lieu à une foule de conjectures, tant sur leur origine que sur leur rapport avec l’intérieur du globe. Mais, malgré les recherches innombrables de tant de générations de savants qui se sont succédé, leur histoire est encore bien peu avancée, et nos devanciers ne nous ont guère transmis que l’étonnement et les folles rêveries que des phénomènes aussi surprenants ont fait naitre dans leur esprit. Les observateurs anciens, en effet, se sont plutôt attachés à la partie hypothétique qu’à l’examen des faits, et c’est un défaut dans lequel ils sont généralement tombés par rapport à presque toutes les parties de l’histoire naturelle. Ce n’est guère que depuis un siècle environ que les naturalistes, revenus à des idées plus saines, et las de ces jeux d’esprit qui n’enfantaient que des systèmes éphémères, ont pris le sage parti d’étudier les faits pour eux-mêmes, de les rassembler, de les comparer entre eux, et de n’en tirer des conséquences qu’après les avoir envisagés sous toutes leurs faces. Ce n’est pas que, de nos jours, on ne voie encore de ces esprits systématiques pour qui les hypothèses constituent la plus grande partie de la science ; mais heureusement ils sont en très petit nombre, et d’ailleurs on attache maintenant si peu d’importance à ce genre de travaux, surtout quand ils ne sont pas soutenus par une réunion imposante de faits bien observés, que leur exemple n’est pas contagieux et que la science positive continue à marcher de progrès en progrès.

La plus grande partie de ce que nous savons sur les volcans est due aux naturalistes de notre époque, et en particulier à Dolomieu, De Luc, Guillaume Thomson, Breislack, Hamilton, Fleuriau de Bellevue, Salmon, Faujas, Léopold de Buch, Humboldt, Cordier, Monticelli, Covelli, Poulett-Scrope, Ungern-Sternberg, etc. Leurs écrits m’ont été très utiles pour la rédaction de ce travail. Mon but, en ce moment, n’est pas de tracer une histoire complète et générale des volcans ; je veux seulement présenter en substance ce qu’il y a d’essentiel à connaitre sur la nature géognostique des terrains formés par l’action des feux souterrains, et sur les phénomènes qui leur sont particuliers. Munis de ces données, nous pourrons avec plus de succès discuter les nombreuses théories qui ont tour à tour été proposées pour expliquer ces phénomènes, et rechercher celle qui, dans l’état actuel de nos connaissances chimiques, parait la plus plausible. Tel est le but de cette dissertation.

Mais dans un sujet aussi vaste , aussi épineux que celui que je vais traiter, il faut, pour en faire une étude approfondie, ne marcher que pas à pas et d’après l’ordre le plus propre à bien faire saisir l’importance des faits, leurs relations et les conséquences qui s’en déduisent naturellement. Voici la marche qui doit, suivant moi, remplir le plus avantageusement ces conditions :

1) Définition des termes volcans, terrains volcaniques, et examen des divisions établies par les naturalistes pour cette classe de terrains.

2) Exposé des principaux caractères géognostiques et minéralogiques de ces terrains.

3) Position géognostique des volcans à la surface du globe, et géographie physique.

4) Phénomènes qu’ils présentent dans leurs moments d’activité comme dans leur état de repos.

5) Enfin, revue de diverses hypothèses enfantées successivement pour expliquer l’origine de ces montagnes si singulières, et les causes qui entretiennent, depuis tant de siècles, les phénomènes qu’elles présentent à l’admiration des hommes. »

Préface de l’ouvrage.

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